Solidarité avec les personnes évacuées à cause des incendies

Dès les premières évacuations, l’hôtellerie Notre-Dame a proposé à la Mairie de Landiras de loger des personnes et des familles.

A lire sur le site d’aleteia.org les articles de Claire Guigou des 20 et 21 juillet, dont le témoignage de Claire-Marie et Jean-Luc accueillis à l’hôtellerie Notre-Dame après leur évacuation 👉👉👉 fr.aleteia.org

“Résidents à moins de 20 kilomètres de Landiras, d’où le feu est parti, Claire-Marie et Jean Luc ont fait partie des nombreux riverains évacués le 18 juillet. Accueillis au sanctuaire de Notre-Dame de Verdelais, ils tentent de s’abandonner à la Providence, ne sachant pas combien de temps cet exode va durer…

« C’est comme si on se retrouvait en vacances forcées », sourit Claire-Marie. Avec son mari Jean-Luc, cette mère de famille est consciente de la chance qu’elle a. En comparaison des milliers de touristes évacués en urgence près de la Dune du Pyla, ils n’ont pas dormi sur un lit de camp. Le lieu dans lequel ils ont atterri est tout à fait équipé pour recevoir de nombreux hôtes. Sans compter que le couple a eu un peu plus de temps pour se préparer au départ.

Depuis leur maison située dans le hameau de Léogeats, à 20 km de Landiras, ils observent les gros panaches de fumée noire s’épaissir de jour en jour. « Cela a commencé la semaine dernière mais nous nous disions que le feu restait loin et qu’on avait le temps. Il ne se passait pas grand-chose au début », souligne Claire-Marie. Au fil du temps, ils comprennent que la situation s’aggrave et que l’évacuation est probable. « Le 18 juillet, nous avons reçu un message de la mairie. Puis les gendarmes sont passés vers 17h et nous avons eu la confirmation qu’il fallait partir ». Heureusement, le couple a eu le temps de préparer quelques affaires et surtout d’envisager une solution d’hébergement.

Vivre dans l’incertitude

C’est grâce au groupe de prière de Jean-Luc qu’ils trouvent refuge au sanctuaire de Verdelais, un lieu marial dédié à Marie Consolatrice des Affligés. « Nous avons eu de la chance car nos enfants sont actuellement aux quatre coins du monde et de la France et nous n’avons pas eu à gérer leur départ », reconnaît Claire-Marie.

Mais si l’évacuation s’est réalisée sans difficulté, le plus dur reste d’accepter de vivre au jour le jour dans l’incertitude. « Ici, on est dans l’attente, on a aucun pouvoir sur les choses car on ne sait pas vraiment combien de temps cela va durer. Pour le moment, j’essaie de voir ce déménagement assez tranquillement en me disant qu’il faut prendre les choses comme elles viennent », confie Claire-Marie. « Heureusement que nous avons eu tous les deux la bonne idée de prendre un bon livre ! ».