sanctuaire notre-dame de verdelais

900 ans d'histoire

Verdelais est un lieu de pèlerinage marial
dont les origines remontent au 12ème siècle.

Histoire de Verdelais : des origines à aujourd'hui

Urbain II
1095

Le voeu d'un croisé

Le pape Urbain II mobilise l’Occident pour la première croisade en Terre Sainte.
Le chevalier Géraud de Graves, originaire de Saint-Macaire, participe à cette croisade ; au cours d’un combat périlleux il fait voeu – s’il s’en sort victorieux – d’élever une chapelle en l’honneur de la Vierge Marie…
 
1095
1112

Edification de la chapelle

Revenu au pays, Géraud se retire au Luc, une vallée boisée non loin de Saint-Macaire. Il édifie une chapelle et y place une statue de la Vierge, qu’il a rapportée de Terre Sainte – et sculptée de sa main… Géraud vit là en ermite jusqu’à sa mort, en 1159.
Près de la chapelle coule une source : on attribuera plus tard des vertus miraculeuses à cette eau.
1112
Les Grandmontains
1160

Arrivée des Grandmontains

Amadieu, Seigneur de Saint-Macaire et ami de Géraud, fait appel à des moines, les Grandmontains, pour poursuivre l’oeuvre mariale de l’ermite. Ces moines resteront à Verdelais jusqu’en 1604. Ils ont pour mission d’y perpétuer le culte marial inspiré par l’ancien Croisé devenu ermite. Après avoir pris possession des lieux, ils bâtissent un couvent et une chapelle près de l’ermitage du vénérable Géraud.

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1160
1185

Le 1er miracle connu

Un adolescent, aveugle de naissance, est guéri lors d’une messe: c’est le premier miracle connu de Verdelais.


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1185
vitrail du Pas de la Mule
1390

La statue de la Sainte Vierge retrouvée

La Comtesse Isabelle de Foix retrouve la statue de la Ste Vierge, cachée depuis un siècle.



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1390
1627

L'oeuvre des Célestins

Après le départ des Grandmontains, la chapelle et le cloître tombent rapidement en ruines, même si l’exercice du culte s’y perpétue occasionnellement.
De nombreuses guérisons inexpliquées s’opèrent. Devant l’accroissement permanent des pèlerinages, le Cardinal de Sourdis confie aux moines Célestins le sanctuaire de Verdelais (1627).
Ils entreprennent de grands travaux de restauration et d’agrandissement qui donnent au sanctuaire son caractère baroque. Ils construisent un nouveau monastère, l’actuelle Mairie. En 1779, le roi Louis XV supprimera l’ordre des Célestins.


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1627
1826

Missionnaires diocésains

Durant le 18ème siècle, Verdelais est devenu le sanctuaire marial le plus populaire de toute la Guyenne. Les pèlerins se comptent par milliers. C’est de cette époque que datent les premiers ex-voto.
A la demande du cardinal de Cheverus ( 1768-1836)  des missionnaires diocésains viennent à Verdelais ; mais la révolution de 1830 les oblige à quitter le sanctuaire.

1826
Cardinal Donnet
1836

Les Pères Maristes

Le cardinal Donnet (1795-1882) fait appel aux Pères Maristes, qui, à leur tour, entreprennent 30 années de grands travaux: bas-côtés, clocher, chemin de croix et calvaire, et donnent au sanctuaire de Verdelais l’aspect qu’il a conservé jusqu’à nos jours.

1836
Couronnement
1852

Le couronnement de la statue

Le Pape Pie IX offre des couronnes d’or placées sur les têtes de la Sainte Vierge et de l’enfant Jésus de la statue de Notre-Dame de Verdelais. Le Couronnement a lieu le 2 Juillet 1852, fête de la Visitation en présence de 30 000 pélerins. 

1852
1990

Les Passionistes

Les Passionistes prennent la suite des Maristes, jusqu’en 2007.

1990
2007

Les Marianistes

Le Cardinal Jean-Pierre Ricard fait appel aux Marianistes, congrégation fondée en 1817 à Bordeaux par le Père Guillaume-Joseph Chaminade, pour prendre la suite des Passionistes.



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2007

Le Cardinal Jean-Pierre Ricard installe, le 5 Septembre 2015, l’Abbé Jérôme Grondona, prêtre du diocèse de Bordeaux,  en tant que recteur du Sanctuaire et responsable du Centre Spirituel avec son hôtellerie.

2015

Le Cardinal Jean-Pierre Ricard installe le 8 Septembre 2018, l’Abbé Jean Christophe Slaiher, Vicaire Général – Recteur du Sanctuaire

2018

Le 31 Janvier 2019 une communauté de trois sœurs passionistes s’installe à Verdelais.

Le Pape François a nommé, le jeudi 14 novembre 2019Mgr Jean-Paul James, archevêque de Bordeaux, évêque de Bazas.

2019

Verdelais et les communautés religieuses

Vitrail grandmontains

Les moines Grandmontains

1160-1604
Gravure d'un Célestin

Les moines Célestins

1627-1778
Etienne de Muret et Hugues La Certa

Les pères Maristes

1838-1990
Paul de la Croix

Les frères Passionistes

1990-2007
Père Chaminade

Les religieux Marianistes

2007-2015

La statue de Notre-Dame de Verdelais

notre-dame de Verdelais
vitrail du Pas de la Mule

La comtesse de Foix retrouve la statue

Vers 1295, pendant la guerre avec les Anglais, la chapelle est pillée, incendiée… mais la statue de la Vierge est cachée et enfouie dans un trou maçonné. Le Monastère est détruit en 1377.
La statue sera retrouvée en 1390 par la Comtesse de Foix au « Pas de la Mule »

vitrail-tronc

L'épreuve du feu

Vers 1558, pendant la guerre entre les catholiques et les protestants, la chapelle est à nouveau pillée, incendiée et la statue jetée au milieu des flammes sans être endommagée !

Des voisins emportent la statue et la cachent dans un tronc d’arbre (mais sans indiquer d’indication sur le lieu de la cachette)…

vitrail du boeuf

La statue retrouvée grâce au boeuf

Selon la tradition, la statue est retrouvée en 1605 grâce au mugissement d’un bœuf !
« Un boeuf qu’on faisait paître dans les prés voisins s’écartait tous les soirs et se tenait agenouillé comme s’il eut été prosterné au pied d’un arbre, poussant des gémissements ». « Le maître du bœuf qui en fut averti ainsi que plusieurs autres personnes qui l’avaient vu et entendu, trouvèrent la statue de la Vierge dans le tronc de l’arbre. »
Ils l’apportèrent dans les ruines de la chapelle.

vitrail-revolution

La statue sauvée pendant la Révolution

En 1793, le sanctuaire est pillé. Le couvent est vendu aux enchères, les ornements sont brûlés, le mobilier est démoli…

En 1793, le Maire, M.Grenouilleau, veut faire descendre la statue de la Vierge pour la brûler et l’enlever à la dévotion des fidèles. Le sacristain refuse de la descendre.
M. Gassic, maçon, est alors préposé pour réaliser cette action mais il répond au maire :
« Fais-le toi-même, citoyen maire, et monte si tu l’oses. Pour moi : jamais ».
M. Grenouilleau applique aussitôt l’échelle. Il monte, sa main va saisir la statue, son visage affreusement pâle trahit l’épouvante, ses yeux se ferment, ses genoux tremblent d’un mouvement convulsif : « Soutenez-moi, murmure-t-il, je n’y vois plus. »
Et il tombe dans les bras de l’officier municipal. Il se contente de prescrire la fermeture de l’église et défend à quiconque d’y entrer sans permission écrite.
Le sacristain cache alors la statue.

La statue aujourd'hui

Réalisée en bois de châtaigner (polychrome) elle date du début XIVème siècle.
Jésus se tourne vers sa Mère et sourit. Il tient un oiseau dans ses mains.
La statue apparaît aujourd’hui parée d’un manteau, dont les teintes changent en fonction des fêtes mariales ou des fêtes liturgiques.

Les manteaux de la statue de Notre-Dame de Verdelais

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Verdelais à travers les siècles

Jean-François Duclos

Le pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Verdelais raconté en quatre périodes :

  • la création : histoire et traditions du Verdelais médiéval du XIe au XVIe siècle,
  • l’influence : l’œuvre du cardinal François de Sourdis et de ses successeurs (1599-1728)
  • l’apogée : histoire de Verdelais du XVIIIe au milieu du XIXe siècle
  • le renouveau : témoignages sur le Verdelais du XXe siècle.

Cet ouvrage st disponible en ligne à la libraire de la basilique.

Le chevalier Géraud de Graves

Le chevalier Géraud de Graves, de Saint-Macaire (Gironde) , participe à la première croisade (1096-1099) en Terre Sainte. Après avoir guerroyé en Palestine, il se retire, en 1112, dans la vallée du Luc, l’actuel Verdelais.

Le Verdelais d’alors est un endroit isolé, et boisé. Géraud y mène une vie d’ ermite.

Après avoir construit une chapelle, il y a placé une statue de la Vierge que, de sa main, il aurait sculptée en Terre Sainte.

Après sa mort, en 1159, le Seigneur de Saint-Macaire fait venir à Verdelais des moines de Grandmont.

Extrait du “trésor de Verdelais” sur Géraud l’Ermite