Les pères passionistes 1990-2007

Les pères passionistes 1990-2007

 

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Les Passionistes, à la suite des Pères maristes, ont assuré l’animation du sanctuaire  pendant 17 ans, de 1990 à 2007. Les premiers Passionistes arrivés à Verdelais, le P. Jean-Claude Delion (alors provincial), le P. Hervé Brossard, et le P. Christian Naillou, furent grandement aidés par des laïques passionistes. Le charisme des passionistes est centré sur le mystère de la croix. La Patronne de la congrégation est la Vierge des Douleurs, que l’Église fête le 15 septembre. A Verdelais, où Marie est invoquée sous le vocable de « Consolatrice des affligés », la spiritualité passioniste a donc trouvé tout naturellement sa place.

La congrégation passioniste a été fondée en Italie en 1741 par saint Paul de la Croix (1694-1775). Paul de la Croix vécut comme ermite pendant une vingtaine d’années, avant de recevoir l’approbation de la règle de sa congrégation par le pape Benoît XIV. Deux pôles orientent originairement le charisme des Passionistes : une vie contemplative exigeante, menée dans des maisons appelées « retraites » en raison de leur isolement ; et une activité apostolique, reposant principalement sur l’apostolat des missions paroissiales.

La particularité de l’oraison passioniste est qu’elle doit se faire systématiquement au pied de la croix. Si Paul conçoit bien l’oraison comme le moyen de « s’unir à Dieu », la Passion est la porte qui ouvre tout grand le Cœur du Christ, et qui permet d’accéder à l’état d’amitié avec Lui. Ce secret bouleversa la vie de Paul de la Croix. Un secret qu’il ne cessera de proclamer ! L’autre dimension du charisme de Paul de la croix est l’annonce de la Passion aux hommes.

Dans ses prédications comme dans ses lettres de direction spirituelle, Paul de la croix aime à utiliser des expressions très fortes pour dépeindre la condition de l’homme au regard de Dieu. Ainsi, il invite ses interlocuteurs à se considérer comme « néant » par rapport à Dieu, à « s’anéantir » devant Lui : « Plus nous creusons en nous, plus nous y trouvons l’horrible Néant, que nous devons jeter et laisser s’évanouir dans le Tout infini. Ces deux lettres, un N et un T, font la grande perfection ». Dieu est l’infini. Et l’homme, en tant qu’être limité, est pareil au Rien en face du Tout divin. Une telle disproportion entre le Créateur et la créature oblige la miséricorde divine à se déverser sur l’humanité. Ce style est celui d’un homme qui a expérimenté réellement la présence de Dieu.

Les Passionistes, à la suite du concile Vatican II, ont voulu intensifier leur mission de consolation et d’aide des affligés. Ils le font par la proclamation de l’immense espérance que développe la contemplation du Crucifié, mais aussi à travers la direction spirituelle, et des œuvres caritatives (principalement dans les pays pauvres).

La congrégation, présente aujourd’hui dans une soixantaine de pays, compte environ 2000 religieux.

Font aussi partie de la famille passioniste de nombreuses religieuses. Les moniales (sœurs contemplatives) furent fondées du vivant de Paul de la Croix. Elles étaient à ses yeux les « colombes » qui réjouissaient le Cœur de Jésus, et attiraient sur leurs frères passionistes les grâces dont ils avaient besoin. Par la suite, plusieurs familles de religieuses apostoliques furent fondées dans diverses parties du globe. Enfin, les laïcs passionistes constituent le complément nécessaire à la famille de la Passion.

(d’après le P. Philippe Plet, passioniste)

 

 

 

 

 

 

 

 

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